Un projet franco-marocain : la mobilité reconnue

Les académies d'Aix-Marseille et de Tanger-Tétouan-Al Hoceima se lancent dans la mise en place d'outils d’évaluation pour une mobilité reconnue. Un " système de confiance " serait mis en place, se traduisant concrètement par la reconnaissance des compétences acquises quelle que soit le lieu d’acquisition de ces compétences dès lors que les acteurs d’une même filière ou d’un même domaine se sont accordés, dans le cadre d’accord de partenariats, sur des cahiers des charges couvrant des qualifications ou des diplômes semblables.Ce système de reconnaissance des compétences acquises lors de mobilité est testé actuellement dans la filière hôtellerie-restauration au niveau Bac Professionnel. Après la première phase préparatoire (accords de partenariats entre académies, accords de formation entre établissement scolaire), la deuxième phase sera consacrée à une mobilité de 4 élèves du lycée hôtelier de Marseille pour une période de formation en milieu professionnel de 2 mois au Maroc. Puis dans une troisième phase, 4 élèves marocains viendront à leur tour dans l'établissement français. Les deux académies souhaiteraient décliner cette initiative à l’échelle européenne grâce au projet Erasmus+ KA2 construit avec les autorités de la Generalitat de Barcelone et du Ministère du tourisme à Lisbonne. Réponse attendue fin juillet 2017 pour une première concrétisation euro-méditerranéenne sur un tel enjeu.  Ce projet oeuvre à favoriser l’employabilité des jeunes et leur accès à un emploi qualifié, en améliorant leur mobilité. Pour que cette mobilité devienne une valeur ajoutée dans le milieu professionnel, il faut se doter d’outils permettant de valoriser les mobilités durant les parcours de formation en reconnaissant les compétences acquises dans l’Enseignement et la Formation Professionnelle à l’occasion de la mobilité. C'est ce qui est appelé ici le principe de "mobilité reconnue".